Bill Buford croyait être un cuisinier raisonnablement doué jusqu'au jour où, en 2002, il décida de répondre une fois pour toute à la question qui le taraudait depuis des années : comment s'en sortirait-il dans une cuisine professionnelle ? Quand l'opportunité de suivre une formation dans la cuisine du restaurant italien branché de Mario Batali à New York se présenta, Buford saisit sa chance. Chaud brûlant en est le résultat : récit - brillant, drôle, complètement exubérant - du temps qu'il passa en tant que marmiton de Batali et de son vaste apprentissage auprès des plus grands chefs italiens. Dans un style dynamique et sincère, Buford décrit son expérience frénétique dans les cuisines du « Babbo » : ses essais et ses erreurs, ses humiliations et ses espoirs, alors qu'il gravissait un à un les échelons. Il raconte sa relation avec ses collègues et surtout avec le fascinant et haut en couleur Batali. Prend-il goût à la servitude volontaire ou aux horizons sans fin de l'exploration gourmande ? Toujours est-il que de fil en aiguille, il est amené à traverser l'Atlantique pour s'initier à la fabrication des pâtes fraîches, puis à la découpe de la viande chez un boucher excentrique en plein coeur de la Toscane, où Batali fit ses premiers pas en tant que cuisinier. Il se trouve plongé au coeur de la transmission de la tradition et du savoir culinaire, un savoir que l'on ne partage pas avec n'importe qui... Son apprentissage le mène ensuite à Londres où il découvre comment préparer le gibier sous l'égide du célèbre chef britannique Marco Pierre White. Chaud-brûlant est un livre merveilleusement hybride : un compte rendu hilarant et passionnant des aventures de Buford dans le monde de la haute cuisine et l'exploration des dessous de celle-ci ; le récit de l'incroyable ascension de Batali ; une réflexion subtile sur l'histoire de certains plats (la forme du tortellini dérive-t-elle vraiment de celle du nombril de la femme oe) et le rôle de la nourriture dans la société d'...