« J'ai eu beaucoup de mal à choisir, comédienne ou chanteuse ». Cet aveu reflète bien la personnalité et l'originalité de Leïla Martial.Expressive, la jeune chanteuse joue de sa voix comme d'un instrument et propose un langage authentique. Ce n'est pas un hasard si son groupe se dénommait initialement « Mime & Phonium », soit « Le geste et le son ». Cette singularité est déjà appréciée par les professionnels : le très rigoureux jury du Concours national de jazz de la Défense lui a décerné en 2009 le premier prix de soliste, récompensant pour la première fois de son histoire une chanteuse.Refusant les classifications, Leïla entend être une « chanteuse tout terrain ». Ses inspirations, elle les puise dans la musique tzigane, Steve Reich, Arvo Part, Betty Carter, Abbey Lincoln, Eric Dolphy, Médéric Collignon, Barbara, les Beatles, Simon & Garfunkel.Son premier disque « Dance Floor » est constitué de compositions originales à l'exception d'un titre signé Billie Holiday et Mal Waldron.«Ce disque est à notre image, entre densité et dénuement ». Jeune femme frêle, Leïla Martial s'impose aujourd'hui avec un langage où l'intensité alterne avec la fragilité.