À partir de la symbolique des fleurs, l'auteur nous offre un joyeux déliregraphique et textuel : et si les fleurs nous racontaient mille histoires plusloufoques les unes que les autres ? De tout temps, l'homme a su faire parlerles femmes, surtout celles qui arborent une énorme verrue sur le nez, portentdes chapeaux pointus, chevauchent des balais décatis tout en touillantd'ignobles mixtures nauséabondes à base de crapauds, de bave de hérisson etautre jus de tortues. L'homme décide, alors, de s'intéresser au langage desanimaux. C'est ainsi qu'on découvre le « OUAOUA » du chien, le « MIAOU » duchat, le « CUICUI » de l'oiseau, sans oublier le « HIHAN » de l'âne, le «COINCOIN » du canard, le « HOULAHOP » du kangourou et le « FLÛÛÛÛÛTTT » dupaon. Puis vient le xviiie siècle et ses années de stupre et de débauche,l'homme invente le langage des sourds, des muets, puis le braille pour nos amisles aveugles. Nous sommes donc en 1795, par un beau matin d'été, il fait encorenuit , le soleil peine à se lever -sûrement la gueule de bois - Ambroise de LaPrimesautière - déjà debout ou pas encore couché - fouette son épouse avec unbouquet de chardons, quand, tout à coup et sans crier gare, cette dernièretraduit simultanément le langage du chardon « AIE ! OUI Ambroise, prends-moitoute ! ». C'est l'illumination ! Ambroise va se lancer dans une multituded'expériences florales et offrir au monde éberlué le premier langage des fleursqui sera complètement réinterprété plus tard. Aujourd'hui enfin, cet ouvragefait le point complet sur ce phénomène en abordant le langage de 50 fleurs denos jardins. Nous sommes le 22 février 1954 à Rabat au Maroc, Lerouge pousseson premier cri. Dès sa naissance, ses parents décident qu'il sera premierministre ou président de la République si affinités. Mais l'avenir en décideautrement. Après de longues études qui se terminent aux Beaux-Arts de Bourgesoù il ...