La politique est un jeu de massacre. Jadis, des parrains, Mitterrand ou Chirac, faisaient regner un semblant d ordre. En 2014, il n y a plus de figure tutelaire, plus aucun respect et il n y a donc plus que du desordre. Depuis la publication de Tous les coups sont permis, precedent livre des auteurs, le rythme des executions s accelere. Sous l impact de la -webisation- de la planete, de la prise de pouvoir des reseaux sociaux et de la dictature de l image, la lessiveuse tourne a plein regime, broyant carrieres, destins et parfois familles au gre d une foultitude de coups bas, crocs en jambe et trahisons. A gauche, la figure de Francois Hollande, profondement delegitimee, ne suscite (presque) plus que railleries et critiques dans son propre camp. De Duflot a Montebourg en passant par Hamon et Filippetti, tous les -ex- souvent vires sans menagement, quand ils depeignent le pouvoir de l interieur, relatent la rapide degringolade du hollandisme et deversent leur ressentiment a l endroit du chef de l Etat et du petit caporal Manuel Valls. De son cote, Nicolas Sarkozy continue d inspirer la terreur parmi ses ex-vrais-faux fideles. Xavier Bertrand, Francois Fillon, Bruno Lemaire, Herve Mariton s affranchissent a leurs risques et perils. D autres ont fini par se ranger, un temps, resignes. Tous epanchent leurs etats d ame et devoilent ce qu ils pensent vraiment d un chef qui les opprime autant qu il les fascine. Depuis le cas Trierweiler et le Gayetgate, jusqu aux blessures qui divisent le clan Le Pen, la haine se deploie dans chaque camp, et d abord entre allies, camarades, voire freres autoproclames. Laches ou aigris, revanchards ou tout simplement decourages, un long cortege de grands blesses de la politique, eux-memes tour a tour assassins et victimes, se racontent dans ce livre. Une somme de confessions inedites et explosives qui racontent, au-dela de ces destins individuels, cette grande machine a depecer les etres qu est devenue la vie politique. Jusqu a la boucherie finale qui achevera les politiques, et la democratie avec eux?"