Il y a la Rome de Montaigne, des superstitions, des processions et des courtisanes, celle de Casanova où les jupons des jeunes Romaines croisent ceux d'abbés peu sages, celle de Chateaubriand, mélancolique et érudite, celle de Stendhal, anticonformiste et musicale. Celle de Dickens pour qui la capitale du catholicisme est d'un exotisme parfois presque intolérable, la Rome de Zola, travelling attendu sur la misère, et celle de Fellini ou de Moravia, gros plan sur la vie quotidienne et fantasmatique des Romains. Toutes ces vues si différentes de Rome s'accordent sur un point : A Rome, depuis toujours, tout est spectacle, tout est affaire de regard, le théâtre est partout : une initiation à la ville comme omniprésente passion de la scène et de la mise en scène, tel serait le fil d'Ariane de ce guide.