Assumer. La sensibilité débordante comme la puissance sans appel d'une mélodie à l'unisson. La part animale qui s'empare des corps et la douceur qu'il faut avoir l'audace d'arborer. Assumer de se retirer en soi pour y invoquer des mondes, s'évader pour se lancer à l'assaut de sa propre dualité. Pour composer les douze titres de son deuxième album " îLeL ", Hildebrandt s'est lancé dans une quête solitaire et nécessaire, à revers des normes et des injonctions préconçues. Muni des oeuvres de Stevenson et Rick Lee Dalton, il s'est retiré dans un refuge de montagne ou sur des îles atlantiques. Dans " îLeL ", il explore un territoire où le masculin se déploie à rebours, où les genres se confondent et les émotions se bousculent. Par sa vitalité rouge et ses fulgurances immédiates, " îLeL " est alors cette invitation à s'évader en soi-même pour y déployer, enfin, l'audace de la tendresse.