Préface de Philippe Coupérie-Eiffel. 300 mètres de haut ? Impossible. Tablettes d’argile, noeuds sur des cordes, papyrus, hiéroglyphes, grimoires, manuscrits tachés d’humidité, archives ! La Grande Histoire n’est faite que de ces objets fragiles, miraculeusement conservés, qui, un jour, remontent en pleine lumière dans des circonstances extraordinaires. Et, tous, ils éclairent d’une facette nouvelle le prisme de la connaissance.De la construction de la tour Eiffel, pas si lointaine pourtant, on ne savait rien de ce qui en faisait le cœur battant, l’humaine nature. Restaient des histoires de boulons et de rivets, des chiffres à en faire tourner les têtes, et des poncifs, des histoires fausses, des mensonges, des à-peu-près.L’histoire de la tour Eiffel en resterait-elle là, incomplète, désincarnée ? C’était compter sans Jules Z. Sabatès, journaliste, qui publie ses articles au Figaro, au Gaulois, la grande presse du temps. Pour Gustave Eiffel, génie du siècle de l’industrie, ingénieur, promoteur et pionnier de la « communication », l’homme de plume va non seulement suivre l’érection de la Tour en Fer, mais encore y prendre sa part de labeur ! Jour après jour, montant des échelles sans fin avec les ouvriers, s’usant les mains sur le fer gelé, tapant sur les rivets chauffés à blanc, travaillant à tous les postes, il s’adonne à une besogne harassante. Ce qui ne l’empêche pas, presque chaque soir, de tenir son journal de bord et d’écrire ses articles, à bout de fatigue, pour enfin s’endormir à son bureau.Trop de fers au feu, manque de temps, épuisement ? Ses nombreux écrits s’entassèrent et ne furent jamais publiés. Rangés, oubliés dans une malle passant de l’un à l’autre au fil des générations. Et la voilà qui refait surface, cette malle, la Providence aidant, grâce à l’un de ses descendants qui comprend la valeur de ces vieux papiers, leur intérêt immense. Fabien Sabatès, auteur et journaliste comme son aïeul, plonge dans cette masse d’écrits et e...