L'attente n'est plus, le disque est là. le 6ème pour Daniel Mille, musicien d'un film imaginaire, conteur d'histoires de tendresse musicale et à l'élégance hors du temps."L'Attente" c'est aussi le titre du premier morceau composé pour ce voyage en dix mouvements. L'attente pendant laquelle le musicien laisse patiemment venir à lui la mélodie en s'entêtant, par hasard et obstinément, sur une note, voire deux ; un accord, et pourquoi pas deux qui n'auraient a priori rien à voir l'un avec l'autre et qui pourraient le surprendre. Et c'est dans cet état d'esprit, cette attitude heureuse que l'album c'est dessiné, sous ses doigts, sur la nacre. L'attente d'une équipe en totale empathie avec la sensibilité de son leader n'a pas eu droit de citer. Les comparses se sont imposés, incontournables par leur talent, leur amitié, leur âme..."Quand parfois il lui massacre, ses petits boutons de nacre, il en fauche à son veston, pour l'accordéon". Ces paroles sont de Serge Gainsbourg, écrites en hommage aux accordéonistes. Comme l'auteur de ces paroles, Daniel Mille, impressionniste de l'accordéon, est un amoureux des mélodies. En écho à ces quelques lignes d'une chanson oubliée, c'est bien le sentiment, l'émotion, la poésie, les paysages, le lyrisme, la senssualité, les instants furtifs, les climats d'entre-deux, la vision cinématographique de la musique qui guident les doigts de cet artiste ;Car avec Daniel Mille, avant même de parler de style, d'instrument, de technique ; nous voyageons, nous nous émouvons et nous vibrons sur un univers magnifique.Une légende, André Ceccarelli à la batterie, avec lequel Mille rêvait depuis longtemps de jouer ; des jeunes loups comme le talentueux contrebassiste Jérôme Regard dont l'accordéoniste avoue avoir du mal à se passer depuis qu'il l'a découvert voici deux ans ; quelques chevronnés comme l'excellent et trop peu connu pianiste Alfio Origlio, membre régulier du quintet de Daniel Mille. Des compagnons de route aussi : le so...