Marco Riccione, sicilien et pauvre, a 17 ans en 1941 quand les Alliés débarquent dans son île - et quand il tombe dans les rets de l'Onorata Società (la Mafia si l'on préfère). Débrouillard, il ne tarde pas à être repéré par les services spéciaux américains, persuadés d'avoir intérêt à détourner à leur profit une violence si bien organisée. Devenu Mark Richards, tueur méthodique et travailleur, il suit dès lors un destin qui ne lui appartient plus. Ses maures divers - qui ne sont pas forcément ceux qu'on imagine - lui confient des missions toujours plus complexes, plus secrètes, plus dangereuses. Jusqu'au jour où la cible se révèle être tellement importante que les employeurs de Mark doivent, à l'issue du contrat, s'assurer de son silence. Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels, pour une fois, n'est pas fortuite. A la sortie du livre en 1974, d'aucuns avaient trouvé que le romancier exagérait un peu : il émettait notamment, entre les lignes de sa fiction, une hypothèse résolument hérétique quant aux vrais mobiles de l'assassinat du président Kennedy. Vingt-cinq ans ont passé, et des historiens de plus en plus nombreux admettent qu'il ne s'agit plus vraiment d'une hypothèse...