Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris.La France s'enfonce dans l'abîme de cette étrange défaite. Des troupes continuent à se battre avec héroïsme, mais le nouveau chef du gouvernement, le maréchal Pétain, le lundi 17 juin, s'adresse aux Français, et son allocution radiodiffusée est écoutée les larmes aux yeux : « C'est le coeur serré que je vous dis, aujourd'hui, qu'il faut cesser le combat. »Depuis des siècles, depuis le temps de Jeanne d'Arc, quand les Anglais dominaient avec la collaboration de « Français reniés », la France n'avait pas connu heures plus sombres.L'armistice est signé. Le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs sontaccordés à Pétain, mais, comme au temps de Jeanne d'Arc, des Français refusent d'abdiquer.Le 18 juin 1940, à Londres, une voix s'est élevée : « Moi général de Gaulle, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouventsur le territoire britannique à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »Des Français, ici et là - dans le coeur du pays, à sa périphérie, aux antipodes -, des patriotes, dont la plupart n'ont pas entendu l'appel du 18 juin, mais qui savent que l'Angleterre continue le combat, décident de rejoindre Londres.« La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre.[...] La plus grande gloire du monde est celle des hommes qui n'ont pas cédé. » Ceux-là sont les Français libres. Max Gallode l'Académie française