En octobre 1907, Freud reçoit un jeune militaire de 29 ans, Ernst Lanzer, qui se plaint d’être obsédé par des rats et par une dette d’argent. Pendant neuf mois, utilisant la technique de la libre association et prenant appui sur le récit d’un horrible supplice chinois, Freud et son patient vont faire émerger d’étranges tourments sexuels et morbides jusqu’à ce que Lanzer, ayant pris conscience de la haine féroce qu’il éprouvait envers son père, finisse par commencer à vivre la vie qu’il voulait. Considéré comme la seule thérapie vraiment réussie de Freud, le cas de l’homme aux rats est ici complété des « Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense » (1896), texte auquel Freud renvoie dès le début et dans lequel il avait commencé à élaborer la notion de névrose obsessionnelle.NB : une autre traduction de « L’homme aux rats », extraite de l’édition scientifique des œuvres complètes de Freud aux PUF, a été publiée en 2004 en « Quadrige » au prix de 10 euros ; mais elle ne comprend pas les « Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense ». Par ailleurs, ce livre ne doit pas être confondu avec L’Homme aux rats : journal d’une analyse (PUF, 2000, 288 p., 28 euros), qui regroupe les notes de travail à partir desquelles Freud rédigea son cas.Rappel des autres œuvres de Freud aux Éditions Payot- Psychopathologie de la vie quotidienne- Cinq leçons sur la psychanalysesuivi de Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique- Totem et tabou- Introduction à la psychanalyse- Le Président T.W. Wilson. Portrait psychologique- Essais de psychanalyse- Mémoire, souvenirs, oublis- Dora. Fragment d’une analyse d’hystérie- Psychologie de la vie amoureuse- Au-delà du principe de plaisir