«J'ai tenté avec un respect presque fi lial de rendre lavibration vitale du vaste monde des eaux, du coeurdes hommes simples qui, depuis des siècles, traversesses solitudes». Ainsi s'exprime Conrad à propos deson récit. Mais Typhon n'est pas que la relation d'uneépreuve maritime, n'est pas que la transpositionromanesque des souvenirs du marin Joseph, la nouvellepeut également être entendue comme une magnifi queépopée allégorique sur la sublimation des passions parl'écriture. Pierre Vaneck lit Typhon dans la traductionde Gide. L'ambition est la même que l'auteur des Faux-Monnayeurs : ne pas s'arrêter au mot à mot, à unediction hachée, aller trouver dans ce récit la pensée et l'émotion de Joseph Conrad.Claude COLOMBINI-FREMEAUX