PPDA, avec pudeur, élégance et sensibilité, parle de lui en parlant des autres. Son livre est avant tout un exercice d'admiration, empreint de nostalgie et soucieux de vérité. Il évoque les visages et le souvenir de celles et ceux qui ont compté pour lui, comme de ceux qui ont fait l'actualité dans tous les domaines. Il montre en premier lieu comment toutes ses passions sont intimement liées à l'histoire de son enfance. L'écriture, notamment, dont le démon l'a saisi très tôt et n'a cessé de l'accompagner. PPDA révèle les grandes amitiés littéraires qui ont aussi façonné l'homme qu'il est devenu : celles de Marguerite Duras, de Louis Aragon, de JMG Le Clézio, de Jean-Edern Hallier... L'amour du sport comme celui du voyage et de la découverte ont été chez lui tout aussi précoces. Ils l'ont amené tout naturellement à croiser la route de ceux qui étaient déjà ses idoles et le sont restés : d'Alain Mimoun, Louison Bobet, Éric Tabarly à Paul-Émile Victor. Fervent de musique, de chansons et d'opéra, cet admirateur de Piaf et de Maria Callas a par la suite noué avec Jacques Brel, Georges Brassens ou Rostropovitch des relations fortes et durables. Il en va de même de ces grandes "figures d'espérance", comme il les appelle, qui ont suscité et accompagné son propre engagement en faveur des causes humanitaires : Soeur Emmanuelle, l'abbé Pierre, Jean-Paul II ou Mère Teresa, dont il livre ici des portraits émouvants. Il consacre aux acteurs majeurs de la vie politique internationale (Saddam Hussein, Kadhafi, Clinton...) et surtout française une place évidemment prédominante, compte tenu des occasions multiples et incessantes qu'il a eu de les côtoyer, à travers les journaux, débats et interviews télévisés qu'il a animés jusqu'à son départ de TFI. PPDA est un de ceux qui connaît le mieux l'homo politicus contemporain, sous ses diverses facettes. Il dévoile dans ces Jeux de mémoire, pour la première fois, ses relations personnelles avec Giscard, Mitterrand, Chira...