Ce numéro est centré autour d'un témoignage historique, le livre des mémoires d'une analyste en supervision chez Jacques Lacan. On sait qu'en particulier à la fin de sa vie la pratique des séances courtes avait pris un caractère quasi paroxystique chez Lacan, se réduisant parfois à quelques minutes précédées de longues attentes. Dans le cas d'Élisabeth Geblesco s'ajoutait le fait qu'elle venait traverser la France pour se rendre à des séances qui apparaissaient dès lors davantage comme une sorte de saisie mystique qu'un travail d'élaboration entre un analyste confirmé et une jeune analyste. Plus que d'amour de transfert, c'est donc d'une véritable passion de transfert qu'il est ici question. Le numéro analyse le livre, les circonstances de son écriture et publie également des textes inédits de cet auteur. Il se développe ensuite plus largement autour des thèmes suivants : La relation entre le temps de la supervision et le temps de la séance ; L'amour et la passion de transfert dans la supervision ; L'éthique de la supervision. La question des séances courtes qui a divisé la communauté analytique en France est au centre de ce numéro. (Editorial de S. de Mijolla-Mellor).